Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

OTTAWA, vendredi 12 juin 2020 – Produit d’une lutte devant les tribunaux depuis dix ans, c’est aujourd’hui que les neuf juges de la Cour suprême du Canada ont donné raison au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB). La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) se réjouit de cette décision importante qui aura un impact pancanadien sur l’éducation en milieux minoritaires. 

L’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés était au coeur de cette lutte importante pour l’éducation en milieux minoritaires. La définition du concept « là où le nombre le justifie », l’accès à la pédagogie équitable ainsi que le financement accordé pour des écoles homogènes francophones et les services liés à ces écoles étaient les principaux points de litige.

« Ce fut une longue lutte pour finalement rendre une décision positive quant à l’éducation en milieux minoritaires. Ça fait trop longtemps que nous avons de grosses discussions de ce genre dans nos écoles et nos conseils scolaires. Je suis incroyablement soulagée de voir que ce pas vers une éducation juste et équitable pour les jeunes francophones en Colombie-Britannique et ailleurs au Canada a été pris! » exprime Karelle Sikapi, présidente sortante de la FESFO. 

Cette décision conclut que l’éducation en milieux minoritaires devrait être équitable qu’à l’éducation en milieux majoritaires. De plus, la Cour suprême du Canada condamne le gouvernement de la Colombie-Britannique à verser un montant de six millions de dollars en dommages-intérêts pour le financement inadéquat du transport scolaire de 2002-2003 à 2011-2012 et à 1,1 million de dollars en dommages-intérêts au Conseil scolaire francophone pour compenser le financement insuffisant accordé aux écoles rurales de la communauté francophone. Une autre grande journée qui marquera l’histoire de la francophonie et l’éducation au Canada!